Dix septième chapitre :

Dix septième chapitre :
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Dix septième chapitre :
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Quand je me suis réveillée, Bill avait déjà les yeux ouverts. Il me regardait avec un regard plein de tendresse. Je lui ai sourit, et lui ai déposé un baiser sur ses lèvres.

Moi : T'es réveillé depuis longtemps ?
Bill : Tu bougeais trop x)
Moi : Désolé ^^
Bill : ça fait rien, j'ai pu regarder ma princesse se réveiller...


Je lui sourit et l'encercle avec mes deux bras. Il fait de même, en déposant plein de petits bisous dans ma nuque.

Bill : Kim, J'dois te dire un truc J'ai...
... : Kim ?
Moi : Ma gérante... Habille toi, je veux pas qu'elle te trouve ici.


Il me regarde sans trop comprendre. Je soulève la couette et me sors du lit.

Moi : Aller !

Il réagit enfin et se lève à son tour. Il ramasse rapidement ses fringues et part se cacher dans la salle de bain. J'ouvre la porte et Magda me gratifie d'un sourire. Je la reluque de haut en bas, les yeux ronds devant une tenue qu'elle n'a pas pour habitude de mettre...

Magda : Alors Kimmy, Bien dormit ?
Moi : oui...
Magda : Je ne t'ai pas vu à mon retour. Où étais-tu ?


Oui, depuis le centre de beauté elle me tutoie. J'ai encore du mal à m'y faire mais bon...

Moi : En... boîte.
Magda : La jeunesse... J'ai fait monter le petit déjeuné, va t'arranger.
Moi : ok...


Elle referme la porte et Bill sort timidement sa tête de la salle de bain.

Bill : C'est bon ?
Moi : oui...
Bill : Bah elle a pas l'air si méchante que ça ta « gérante »...


Je souris en passant mes bras autour de son cou.

Moi : J'en sais rien.

Je lui pose un petit baiser sur ses lèvres.

Bill : T'en sais rien ?
Moi : Lunatique... Bizarre.


Il m'embrasse à son tour.

Bill : Très intéressant tout ça... Tu sais que...
Moi : Non, Quoi ?


Je redépose mes lèvres sur les siennes tout en nous dirigeant vers le lit.

Bill : Tu sais que...
Moi : hm ?


Je commence à suçoter son cou...

Bill : Tu sais que... PREMS A LA DOUUUCHE.

Il me lâche brusquement et s'enferme dans la salle de bain.

Moi : HEY ! C'est pas du jeu.

Je tambourine à la porte en protestant lorsque celle-ci s'ouvre.

Moi : Je suis pas d'accord, je...
Bill : tu ?
Moi : alors toi... TRAITRE.


Je le repousse à l'intérieur de la salle de bain et commence à le chatouiller.

Bill : Hmm Kim ?
Moi : Quoi ?
Bill : Je suis pas chatouilleux -_-.
Moi : Pffff. ><


Je m'apprête à ressortir mais il saisit mon bras et me ramène contre lui.

Bill : On peut prendre notre douche ensemble si ça t'intéresse... ^^
Moi : Je crains de ne pas être intéressée mon petit.
Bill : Nettement plus grand que toi.
Moi : Nieuk ><
Bill : Ma lilipucienne.
Moi : -_- Tu sais ce qu'elle te dit la lilipucienne ?


Je me dégage de son emprise et rouvre la porte en me retournant vers lui. Je lève mon majeur pour lui faire un gros Fuck et refermer la porte le sourire aux lèvres.

Une demie heure plus tard, Bill sort de la salle de bain, une serviette nouée autour de la taille, frottant ses cheveux dans une autre serviette blanche. Je relève ma tête de mon magasine et bloque sur la silouhette de mon prince.

Bill : HAHEUM.
Moi : Hm. C'est pas trop tôt hein.


Je feigne d'être contrariée mais un sourire coquin se place sur son visage.

Bill : Mateuse va...
Moi : N'importe quoi.
Bill : N'empêche que tu me dois quelque chose...
Moi : et en quel honneur ?
Bill : T'es la première fille à m'avoir fait un fuck aussi...
Moi : Réussit ? Je sais x)
Bill : Pff.
Moi : aller, boude pas.


Il s'agenouille sur le lit en tenant sa serviette pour éviter qu'elle ne glisse et commence à couvrir mon cou de bisous...

Bill : J'ai envie d'te dévorer...

Il m'allonge brusquement en passant sa main sous mon T-shirt...

Moi : Billleuhhh. Ça chatouille !

On rigole puis il remonte à ma bouche sur laquelle il dépose tendrement un baiser avant de passer sa jambe par-dessus mon ventre et de se retrouver assis à califourchon sur mon bat-ventre. Il continue de m'embrasser et je commence à lui mordiller sa lèvre inférieur le sentant s'exciter de plus en plus...

Moi : Calm'toi mon chéri, je vais prendre ma douche.

Je commence à me libérer de son emprise mais il ne l'entend pas de cette oreille.

Bill : Aller...

Je le repousse définitivement et rouvre la salle de bain en tirant la langue à un Bill piteux.

La matinée s'achève, Bill est sortit en douce pendant que Magda allait chercher son téléphone dans sa chambre. Je lisais magazines sur magazines mais très vite l'ennui se prit de moi. J'attrapais mon sac, mon badge et tout ce qu'il faut, ma veste et mon portable et sortit, laissant Magda en compagnie de mes dizaines de magasines.

J'ajustai mon bandeau gris dans ma chevelure blonde et posa mes lunettes de mouches sur mon nez. Les portes de l'ascenseur s'ouvrirent dans un tintement et je descendis les escaliers du hall, laissant claquer les talons de mes escarpins contre les marches en marbre.

Dans la rue, l'air était frais malgré un soleil éclatant surplombant les grattes ciels. Je rentra dans une première boutique et les enchaîna les unes après les autres, allégeant ma carte bleue d'une centaine d'euros à chaque fois. La journée passais à grande vitesse et je me retrouva en face du grand immeuble luxueux où Tom m'avait emmené une première fois. Je décidais de rentrer, visiblement, le garde du corps se souvenait de moi et d'après le regard noir de la secrétaire, il n'était pas le seul.

Secrétaire : Et... heum... Vous et tom c'est... comment dire ?
Moi : Comment dire quoi ?
Secrétaire : C'est du sérieux ?


Elle s'était penchée vers moi comme à l'attente de détails croustillants. J'éclatais de rire face à la question qu'elle avait posé comme s'il s'agissait d'une question de vie ou de mort.

Moi : Heum. Disons que j'ai une petite préférence pour les piercing à la langue...

Je lui fit un clin d'½il et partit en direction de l'ascenseur en souriant bêtement. Arrivée à l'étage de leur studio, je frappai à la porte qui s'ouvrit presque aussitôt, laissant apparaître L'homme qui nous avait ouvert la porte à moi et Tom lors de ma première visite. Il s'exclama avec son accent américain et un ton euphorique.

Homme : Kim !!!

Première impression, décidément : tout le monde se souvient de moi. xD

Moi : Hey !
Homme : Viens entre ! Je m'étais pas présenté la première fois, moi c'est Ryan. Un des techniciens du son. Viens, les garçons sont à l'intérieur, Gustav et Georg sont sensés nous rejoindre un peu plus tard.


La pièce était toujours aussi bien éclairée et le Design tout aussi classe que la dernière fois mais un nuage de fumée et une odeur de tabac nous donnait l'impression de faire une visite à Tchernobil. ><

De plus, le sol était jonché de feuille roulées en boules, et sur la table, on y trouvais quatre boîtes de crayons, six gommes et des stylos éparpillés. Je retrouvai Bill, une cigarette à la bouche, assit sur un des canapés, discutant avec David. Une main se pausa sur mon épaule et je me retrouvai face à Tom, verre d'eau à la main et Grand sourire aux lèvres.

Tom : Kim ! Comment tu vas ?
Moi : ça va et toi ?
Tom : Tr...
David : Kim !
Moi: David...


Depuis la discussion que j'avais surpris, j'avais classé David dans les mecs à éviter de trop fréquenter. Il s'était entre temps levé de son fauteuil pour se poster devant moi sous le regard étonné de Bill.

David : alors, bientôt 18 ans hein ?

Il avait dit cette phrase comme s'il comptait les minutes et les secondes depuis qu'il connaissait ma date d'anniversaire.

Moi : En effet... Bill !
Bill : Qu'est ce que tu fais là ?
Moi : Moi aussi ça me fait plaisir de te voir...
Bill : Non c'est pas ça... En fait, on travaillait les textes de notre prochain album.
Moi : ah...
David : T'as qu'à rester. Ryan, apporte nous un verre d'eau pour la demoiselle.
Ryan : Okay.


On reprit place sur les canapés, je m'étais posée à l'écart, les observant travailler.

David : Non ça va pas cette phrase. Trouve quelque chose de plus profond, de plus...

Bill soupira bruyamment envoyant valser une nouvelle fois sa feuille.

Tom : Aller frérot, mets y un peu de bonne volonté.

Il vînt s'asseoir à côté de moi et posa sa guitare sur ses genoux.

Tom : Tiens, regarde, celle-ci, j'l'ai achetée au Portugal.
Moi : Ah bon ? Montre x)


Il me la tendit et je la posai délicatement sur mes genoux en enchaînant deux accords.

Moi : Elle est super !
Tom : Tu trouves aussi ? J'ai eut un véritable coup de foudre, dès les premiers accords tu sens que...
... : Bordel !
David : Bill, calme toi un peu !
Bill : mais ça me gave putain.
David : bon, on va faire une pause. Bill, tu te concentres.


Je regardai Bill, un peu étonnée..

Moi : tiens, reprend la s'il te plait.

Je rendis sa guitare à Tom qui recommença à la caresser comme son propre enfant et alla m'asseoir auprès de bill. Je passai mes mains autour de son cou.

Moi : Bah alors... ?
Bill : Rho ça va, retourne flirter avec mon frère et lâche moi.
Moi : Tss tss Tss... N'importe quoi... On se calme mon chéri, tout va bien. Inspire... Expire...


Il commence à rigoler puis plonge son regard dans le mien.

Bill : Tu devrais faire carrière dans le Yoga. Sûr, t'as de l'avenir.
Moi : C'est à méditer...


Je lui sourit et lui dépose un baiser sur ses lèvres, suivi d'un autre plus langoureux. Il passe son bras autour de ma nuque et se penche un peu plus vers moi pendant que je laisse glisser mes doigts le long de sa joue.

Bill : Je t'aime Kim.

J'arrêtai de l'embrasser brusquement après cette déclaration faite entre deux baisers et le fixa intensément. Je restai sur le cul face à ce qu'il venait de dire et visiblement, lui non plus ne s'en remettais pas.

David : Hopopop on se remet au travail tout le monde !
Moi : Je... oui.


Je me redressa et alla me rasseoir au bout du canapé, laissant Bill la mine ébété. Le pensait-il vraiment ?

David lui remit une feuille entre ses mains et le même spectacle que tout à l'heure reprit, sauf que cette fois, Bill avait encore plus la tête ailleurs que tantôt. Lorsque la sonnerie de la porte retentit, Ryan alla ouvrir et revînt suivit de Georg et le quatrième qui, je devinais, était Gustav. Georg me salua avec plein d'enthousiasme alors que Gustav m'ignora après m'avoir lancé un regard méprisant.

Georg : Alors, où vous en êtes ?
David : Pose la question à Bill, peut être que lorsqu'il saura où il en est lui-même, il saura quoi écrire.
Bill : Hein ?! Qu'est ce que t'insinues là ?
David : J'insinue que t'es pas concentré ! Tu montre aucun intérêt pour ce que tu fais et...
Bill : Je suis fatigué Bordel ! C'est sûr que toi, appart donner des ordres aux autres tu fous que dalle alors tu peux pas savoir ce que c'est que d'en avoir RAS LE BOL.
David : Mais tu comprend pas ce que je veux dire tu...
Bill : Je comprend parfaitement et je te signal que tu n'es pas Si utile, Tokio Hotel peut très bien Réussir SANS toi.
David : Bah Vas-y ! Vire moi !


La scène tournait au vinaigre, Bill s'était levé et David aussi. Gustav qui n'avait rien dit jusqu'alors vînt s'interposer avec l'aide de Georg.

Gustav : Bon écoute, Bill, tu te reposes et...
David : Non c'est bon, Vu que c'est moi qui lui pose problème je me casse et c'est bon.


Il attrapa sa veste avec énervement et l'enfila.

Georg : Hey Hey, tu vas où ?
David : Faire un tour.


Et il sortit. Bill se dirigea vers la baie vitrée en tirant une cigarette de sa poche. A peine allumée, il sortit à son tour, le regard sombre sans m'adresser le moindre mot.

Tom : Ok...
Ryan : Les mecs, je suis désolé mais ma femme vient de m'appeler, je dois rentrer, on se revoit demain.
Georg : ok, bonne soirée mec.
Gustav : Salut.


La porte claqua de nouveau et un silence se posa sur la pièce, encore hantée par cette odeur de cigarette qui commençait vraiment à me mettre le tournis.
Je me leva à mon tour sans prêter grande attention au trois garçons écrasés sur les canapés et alla ouvrir une des fenêtres séparées de la baie vitrée. Un bol d'air frais vînt remplir mes poumons me faisant récupérer un peu mes esprits. Après m'être pleinement ravitaillée en air pur, je me tournai vers les garçons qui me fixait tous un peu gênés.

Georg : bonne initiative.
Moi : Je sais pas comment vous faîtes pour respirer quand c'est comme ça.
Georg : L'habitude...
Gustav : oui bah ça devient un peu trop fréquent.
Tom : de Quoi tu parles ?
Gustav : De son attitude. Merde Quoi ! qu'est ce qui lui a prit de parler comme ça à David !
Tom : Je sais que c'est pas cool mais faut l'excuser, il est soumit à beaucoup de pression en ce moment.
Gustav : C'est pas une raison ! Nous aussi on a des concerts à assurer, des Photos Shooting, pleins de trucs bien stressants, et regarde ! Est-ce que je te parle comme à mon chien ?
Georg : ça va passer... On a besoin de vacances c'est tout.
Tom : Je lui parlerai.
Georg : Voila.
Moi : Haheum... Bon bah, je vais pas rester plus longtemps moi...
Georg : Ok, Rentre bien.
Tom : et puis encore désolé pour Bill... On a pas tous trop comprit.
Moi : Pas de soucis... A plus.


Je pris mon sac, alla dans le petit corridor et essaya difficilement d'ouvrir la porte.

Moi : Euhh Les gars ? J'arrive pas à ouvrir ^^ !

Deux secondes après, Gustav (a mon grand étonnement) arrivait à ma rescousse. Il ouvrit la porte facilement et je sortis dans le couloir. Je lui fit un petit signe de main et m'apprêtait à tourner les talons lorsqu'il m'interpella.

Gustav : Jim nan ?
Moi : Kim -_-
Gustav : C'est pareil. Tu sais, fais gaffe avec Bill. Tout d'abord tu vis un compte de fée... Et puis ça dégringole. T'es pas la première, tu seras pas la dernière. Tout ça c'est que du Bluff. Salut.


Il ferma la porte presque brusquement et après avoir vaguement assimilé ses paroles, je pénétrais dans l'ascenseur en essayant de les digérer. Du bluff...?


* * *


20h, déjà quelques heures que j'étais de retour à l'hôtel et que je restais allongée sur mon lit, emmitouflée dans mon peignoir à écouter le Cd de Kean en boucle. Je ne fit pas attention à la porte de ma chambre qui venait de s'ouvrir mais une odeur de tabac froid et de parfum me fit tout de même lever la tête.

Moi : Bill ?
Bill : Hmm... Salut. Désolé d'arriver à l'improviste... J'venais m'excuser pour tout à l'heure tu sais...


Il s'approcha et s'assit sur mon lit. Il regarda un instant droit devant lui puis baissa la tête.

Bill : C'est Juste que...

Je sentais que sa voix s'enrouait, il frotta ses yeux et laissa ses mains plaquées contre son visage. Je sentais que quelque chose n'allait pas alors je passai doucement ma main sur son dos. Il frissonna et commença à sangloter.
Je fronça les sourcils et l'attira vers moi, sa tête dans le creux de mon cou, sanglotant doucement.

Moi : Pleure plus mon p'tit ange ^^... Raconte.
Bill : J'en peux plus. Ma famille me manque, mes amis me manque. Ça m'tue Kim. Et puis... y'a pleins de choses en ce moment. Des choses graves Kim.
Moi : Mais bientôt tu auras des vacances et...
Bill : Mais j'en ai besoin Maintenant. J'ai besoin de beaucoup de choses à l'instant...
Moi : Je sais... Je sais bien...
Bill : Non, tu n'peux pas savoir...


Je le resserrai contre moi en continuant de passer tendrement ma main sur son dos. Une question me démangeait, j'aurais voulut lui demander s'il était sincère, s'il m'aimait vraiment, mais la situation ne me le permettait. Ainsi, tout triste et fragile...

Bill se redressa et se débarrassa de sa veste. Je lui tendit un mouchoir et il essuya ses larmes avant de se rasseoir en tailleur sur le lit face à moi.

Bill : Heureusement que t'es là...
Moi : Et puis il y a ton frère, et les gars du groupe.
Bill : C'est différent... toi, Je t'aime. Je t'aime d'amour, Je sais que toi tu m'comprends tu vois ?
Moi : Tu M'aimes ?


Il souria faiblement et saisit mes mains.

Bill : Tu sais ce que j'ai ressentit la première fois que je t'ai vu ?
Moi : ...
Bill : une sensation bizarre. De la curiosité... du désir. T'étais tellement différente de tous ces petits cons friqués. Avec ton air tout à fait cool dans ta robe de soirée, j'savais que tu étais différente.. Après tu m'es tombée dessus. Tu crois au destin Kim ?
Moi : Non.
Bill : Moi non plus, Avant. Avant de t'avoir connu. Je pensais que ma vie resterais à jamais... Bref. Ensuite, y'a eut cette soirée, avant-hier...
Moi : D'ailleurs, qui a payé le restaurant au final ?
Bill : moi, un serveur m'a vu partir avec l'argent et j'ai rendu mes comptes un peu après.
Moi : T'aurais pu être discret au moins x)
Bill : Je m'en fout en fait, ça m'a permit de passer une nuit fabuleuse en ta compagnie, j'aurais été capable de payer encore plus cher tu sais ?


Je rigole et il me sourie.

Moi : tu sais, c'est réciproque. Je t'aime...

Je ne sais pas si c'est parce que je me sentais différente, si c'est l'excitation qui grimpait dans mon ventre ou autre chose, mais je suis presque sûre d'avoir vu cette étincelle, de joie et de satisfaction à la fois, traverser son regard, mais je sais que l'idée seule de l'aimer me rendait tellement heureuse, le sentiment de ne plus jamais connaître de déception me remplissait tellement de joie, que j'aurais pu imaginer n'importe quoi pour me convaincre un peu plus.

Je le dévorais du regard lorsqu'il rapprocha ses lèvres de mon visage, il parcourut chaque parcelle de ma peau par de petits baisers qui se terminèrent dans un baiser langoureux, tout deux allongés sur le lit, sa main passant petit à petit sous mon peignoir...



* * *


Je me réveille doucement, Bill est debout, sautillant pour enfiler son pantalon cigarette. Il met son t-shirt à l'arrache et se tourne vers moi.

Moi : Tu pars ?
Bill : oui, J'ai un truc à régler... Rendors toi ma puce.


Il m'accorde un faible sourire, évitant presque mon regard et sors. Je me rallonge quelques minutes puis me lève pour aller me préparer.

Deux semaines sont passées, j'ai passé avec eux deux de leurs concerts. Des moments superbes c'est sûr. Tellement d'émotion, mais le côté anglophone me laissais toujours un peu réticente à l'écoute. Pour ce qui est de David, tout est revenu à la normale même s'il reste beaucoup plus reservé vis à vis de Bill...

Et puis pour ce qui est de leurs prestations, ils sont géniaux, on sentait un réel contact entre eux et le public (essentiellement composé d'européens et non d'Américains comme nous nous y attendions), une réelle maitrise de leurs instruments...

Mais Bill est tellement différent, sur scène, il est comme transporté, ailleurs. Dès qu'il rejoint les coulisses, son regard est vitreux, il s'isole un peu et puis il nous rejoint avec une expression différente, épanouie. Alors il vient me prendre dans ses bras, il rigole avec les gars, il redevient mon Bill.

Il ne me demande jamais ce que je pense de leurs concerts, il ne parle jamais de musique avec moi. C'est un sujet qu'il évite et je ne sais pas pourquoi... Les seules fois où je me suis hasardée à lui poser des questions sur les sensations qu'il a sur scène ou quoi que se soit qui touche à son monde musical, il se renfermais sur lui-même et souvent, me faisait comprendre un peu sèchement que non, pas ce soir, ni demain, il n'en parlerai pas.


Tom : Kim !

13h, Tom vient d'ouvrir la porte de leur suite, grand sourire au lèvre, comme à son habitudE.

Moi : Heey ! Comment ça va ?
Tom : un peu Anxieux mais je maîtrise.
Moi : Oh oh, Le grand guitariste aurait-il la trouille ?
Tom : Le jour où un concert me mettra la trouille jeune fille, je me garderait bien de te le dire...


Je souris, ce soir ils clôturent leur tournée New Yorkaise et demain, j'atteindrais enfin mes dix-huit ans.

Tom : tu rentres ? Bill finit de se préparer.
Moi : Ok.


Je rentre dans la suite et m'installe sur une des chaises hautes du bar.

Gustav : Tiens Tiens...
Moi : Salut Gus !
Gustav : Salut Kim.


Mes rapports avec Gustav c'étaient un peu améliorés, enfin... Appart bonjour et au revoir, nos discussions ne s'étendaient pas tellement, je ne sais pas trop d'où vient le problème. D'être la petite amie de Bill ou bien il ne m'aime pas tout simplement. Bill n'en parle pas, et quand je lui demande ce qu'il en pense, il me rétorque de ne pas me prendre la tête... Georg arriva peu après, un sac à la main.

Georg : Heeey ! ça va ma belle, La forme ?
Moi : La forme et toi ?
Georg : Je gère, je gère, Faut bien que y'est quelqu'un pour mettre de l'ambiance ce soir, je pense pas que je pourrais compter sur ces trois là.
Moi : xD
Georg : Sérieux, des vraies nanas ces mecs quoi !
Moi : Espèce de séxiste Baby Lissé !
Georg : Haan L'insuuulte. J'te permets même pas.


On rigole et Tom nous rejoins avec quelques sacs cette fois-ci.

Tom : BILL ! ON PART !

Gustav, Georg et Tom passent leur bagages à Saki, leur garde du corps et quelques minutes après, ils n'attendent plus que bill.

Georg : GROUILLE !
Gustav : Voyez vous ça... La Diva se fait attendre...
Bill : Rho la ferme Toi. Coucou ma chérie.


Il m'embrasse sous le regard noir de Gustav.

Tom : Ah bah c'est pas trop tôt hein !
Bill : Partez devant, je vous rejoins.
Georg : Pourquoi ?
Bill : J'ai pas finit de régler deux/Trois trucs.
Moi : Je peux t'aider si tu...
Bill : Non c'est bon. Pars avec eux.
Moi : Oui mais...
Bill : Je te dis, tu pars avec eux et je vous rejoins.
Moi : Ok ok ça va.


Je m'éloigne et sors de la suite. Je me demande ce qu'il a de si important à régler là encore. Je ne tarde pas à être rejointe par Gustav, Tom et Georg qui m'invitent à les suivre. Je m'exécute et quelques minutes après, nous sommes tout les quatre dans le van, en route pour la salle de concert.

Je regarde à travers la fenêtre pendant que les garçons discutent entre eux. Moi je pense à lui... je me demande ce qui ne va pas, ce qu'il a. C'est pas possible d'être amoureuse d'un mec pareil... Aussi... lunatique. Lunatique, Séduisant, charmeur, tout. Mon chanteur est un sorcier.

Moi : Il est à quelle heure le concert ?
Tom : 19h pourquoi ?
Moi : Je dois passer poster un truc ensuite et... OH MERDE.
Georg : Quoi ?!
Moi : J'ai oublié mon sac !
Tom : Bah, Bill te le ramènera.
Moi : Non mais après ça sera fermé...
Tom : c'est bon, c'est bon. Regarde, On nous dépose à la salle et puis tu retourneras le chercher, comme ça tu pourras revenir avec mon frère.
Moi : ok. X)
Georg : Ah ces filles...
Moi : Chut le Séxiste Babylissé.
Georg : -_-'


Comme prévu les garçons s'arrêtent à la salle de concert et moi je retourne à l'hôtel. Dix minutes plus tard je suis de retour. Je m'empresse dans l'ascenseur où une petite musique se met en route.

Je jette un coup d'½il à ma montre, ça ferme dans 30 minutes, ça devrait suffire. Les portes s'ouvrent et Je longe le couloir jusqu'à la suite de Bill. La porte est entrouverte alors je ne frappe pas. Je l'ouvre et me dépêche jusqu'au salon pour saisir mon sac.

Moi : Bill ! Je prend juste mon...

Je relève la tête, Au centre de la pièce, un homme d'une vingtaine d'année se retourne, mains dans les poches.

Moi : Heum... Vous êtes un ami à Bill ?

Il hoche doucement la tête, ses cheveux blonds sont coiffés en piques et un piercing décore son arcade. Il me fixe avec intérêt, je détourne la tête et saisit mon sac.

Moi : Je suis la petite amie de Bill.
Lui : Ah ? Il ne m'avait pas dit qu'il était casé...


Un silence se pose, il me scrute toujours aussi bizarrement. Il s'apprête à faire un pas en avant mais un sachet tombe de sa poche. Je n'ai pas le temps de l'aider à ramasser qu'il s'est déjà baissé pour saisir l'objet échappé. Il se redresse, la mine plus nerveuse, me regarde le regard noir. Je fronce les sourcils en faisant un pas en arrière.

Moi : Bon et bien... J'y vais. Dite à Bill de... Ne pas tarder.

Je le salut et m'apprête à sortir lorsque je tombe nez à nez avec un Bill parlant tout seul.

Bill : ça y est j'ai l'argent... Kim ?!

Son regard devient impénétrable. Il reste à me fixer pendant une longue minute alors que je ne sais pas trop quoi faire.

Moi : Euh oui...
Bill : Tu... Tu as vu... Kyle ?
Moi : Ton ami ? oui...
Bill : Ne m'en veut pas surtout je...
Moi : Bill ! tu dérailles ? Bon écoute, tu vas te préparer ? Moi je rejoins les garçons. A toute x)


Je le pousse un petit peu et parvient à rejoindre l'ascenseur. Bizarre, je ne pensais pas qu'il avait des amis à New York. Enfin... comme prévu Je retrouvais les garçons un peu plus tard, après être allée poster la lettre que je devais envoyer. La soirée promettais d'être géniale, rien que d'y penser, je sentais l'excitation monter en moi.






COMME PROMIT CHAPITRE EN LIGNE AVANT LES VACANCES !!


Alors, je vous l'avais dit, il est assez long...
Le prochain chapitre est déjà en cours d'écriture,
Et on peut dire qu'il sera certainement plus mouvementé que celui ci.

Enfin, ci celui-ci vous a un peu ennuyé, j'en suis désolée mais ce chapitre était essentiel pour la suite!


Et appart ça, Je voulais vous parler du reportage de 66 Minutes. J'ai été dégoutée, ils leurs ont collé une image ignoble et ils ont interviewé deux petites connes :

" Alorsl lui Bah c'est Bill quah, Le Chanteur. Lui c'est TOOM, il fait d'la guitare.. Et puis les deux autres bah, j'crois que y'en a un qui fait d'la batterie et l'autre euh... D'la guitare. "

GRRRR ><
Même pas foutues de dire que GUSTAV fait de la batterie et GEORG fait de La BASSE.

Ca restera sans commentaires, c'est dégueulasse.


Sur ce, Je vous laisse ! Je pars dimanche avec ma meilleure amie pour une semaine et je serais de retour le 3 novembre (jour de mon Anniversaire !!) J'espère que je vous aurait posté la suite d'ici là mais je ne vous promet rien !!


Gros Bisous A Tous !!

[Dïtes moi ce que vous avez pensé de ce chapitre surtout ! ]


Ps : Concert magnifique comme à chaque fois.. Je vous posterais mes videos. Bisous !

<3

# Posté le mercredi 10 octobre 2007 11:42

Modifié le mercredi 24 octobre 2007 15:37

Back !

Back !
Mes Lecteurs.. ça fait des mois que rien a bougé ici. xS
Je suis Vraiment désolée, J'ai momentanément délaissé
Cette Fiction.. Je pense poster une suite pendant la 2°
Semaine des vacances, Une suite digne de ce nom Evi-
demment ! Sur ce, je vous fait d'énormes bisous & je vous
dit..

A Très Vite !! :D



Unendlich-Fiction.

# Posté le dimanche 28 octobre 2007 02:34

Modifié le dimanche 23 décembre 2007 10:01

Dix-Huitième Chapitre : Enfin! DésoléDésoléDésoléé =)

Dix-Huitième Chapitre : Enfin! DésoléDésoléDésoléé =)


18hoo. Les garçons sont affalés dans les loges, seul Bill manque à l'appel.
David - Qu'est ce qu'il fait Merde !
Tom - Il m'a écrit, il arrive bientôt.
David - On aura pas le temps de répéter !

Tout le monde soupire, l'ambiance est tendue et personne ne comprend ce qu'il se passe. Je compose le numéro du chanteur pour la énième fois.. Sans réponse.
Moi - Bon, on va pas se laisser abattre, il a dû avoir un problème. Et puis il a dû vouloir passer la fin de la journée avec son ami. Je vais à chercher quelque chose pour nous occuper.
Je me tourne vers la porte lorsque la voix de Georg retentit.
Georg - Kim ?
Moi - Ja ?
Georg - Quel ami ?
Moi - Bah, Kyle.


Je referme la porte de la loge aussitôt et part à la recherche de la réserve.
Un quart d'heure après m'être perdue dans les couloirs des coulisse de la scène, Je me vois obligée d'aller au sous-sol, au fin fond d'un couloir froid et humide pour enfin trouver la fameuse pièce. J'ouvre la porte et la laisse se refermer derrière moi. Je recherche l'intérupteur à Tâtons et finit par allumer la lumière dans le noir qui hantait la pièce.

Je souris en voyant le trésor que je viens de dénicher. Des cartons disposés dans toute la pièce, regorgeant de sodas, Kinder Bueno, Mars, Curly et autre cochonneries succulentes.
Moi - Hmm, ça explique mieux pourquoi la salle est aussi à part.. ça serait bête que toutes ces Bonnes choses tombent entre de mauvaises mains xD
Je me penche sur chaque carton et remplit mon sac. Je me redresse et me dirige vers la porte, prête à amener mon trésor aux garçons.. Je tend la main et me stoppe. Mon visage se décompose, pas de poignée..
Moi - Rhan Non.. c'est pas vrai...
Une bouffée de stress m'envahie.
Moi - Tu n'es pas enfermée Kim, Tu n'es pas enfermée...
Je souffle, pose calmement mon sac et saisit mon téléphone en composant rapidement le numéro de Tom.
Moi - Tom, Je suis enfermée dans la réserve, tom ! la porte s'ouvre que de l'extérieur et.. Tom ? Tom !
Je l'entend m'appeller sous les grésillements, impossible de communiquer, la ligne ne passe pas. Je referme mon clapet et constate que je n'ai plus de réseau.
Moi - C'est la meilleure...
Je commence à frapper contre la porte...
Moi - Y'a quelqu'un ?? Ouvrez moi ! S'il vous Plait !!
Je crie, Je hurle, je frappe, Personne ne m'entend.. Personne ne m'ouvre.
Je m'écrase au sol en soufflant. Les garçons finiront par me trouver.. C'est obligé... Ils ne commenceront pas sans moi.. C'est évident...


J'entend les accords de Tom.. J'entend la batterie de Gustav.. J'entend la basse de Georg.. J'entend même sa voix. Sa voix.. C'est drôle hein, Je ne pensais pas que je serais autant submergée d'émotion. J'ai dix-huit ans aujourd'hui merde! Je suis enfermée dans cette connerie de pièce et.. Ils jouent.. Ils font vibrer leur fans.. Et je suis seule. Mes larmes coulent le long de mes joues, c'est injuste. Je ne devrais pas être ici, seule, enfermée.. Je tape des pieds, je tape des poings, mes doigts saignent et je pleure, je hurle.. Personne ne m'entend. Je veux qu'on m'ouvre.. Je veux qu'on m'ouvre..

La voix Energique de Bill retentit..Il annonce la fin du concert.. les accords reviennent, le rythme repart.. Quelques minutes après, les cris faiblissent.. La musique s'arrête. C'est terminé.. Et je suis toujours enfermée. J'écoute sa voix murmurer les paroles qu'il m'avait chuchoté à l'oreille une autre fois.. Ich bin da, Wenn du Willst.. Il chante en allemand, J'arrête de crier, de pleurer, et ferme les yeux.. Sa voix, ma fatigue d'avoir trop crié, trop frappé.. Je m'endors.


" Hé, mamzelle. What are you doing here ?! "
_ Hein ?

J'ouvre mes yeux, un homme, grand, baraqué, se tient face à moi. Je le toise du regard puis, les souvenirs revenant en masse, je me lève en sursaut.
Moi - Je.. Ils.. désolé.
Je le pousse et cours, je remonte les escaliers, je reconnais les couloirs, la porte.. Sortie de secours. Je pousse la barre en fer et la porte s'ouvre. Un immense soleil m'éblouit, une douleur me parcours le dos.. J'ai dormit dans la pièce ?!
Mes esprits retrouvés, j'interpelle un taxi qui s'arrête en face de moi. Je lui demande de me déposer à l'hôtel.. Lorsque je descend, je sens encore mon dos en compote, ma tête est lourde, j'ai besoin d'un bon bain.
J'entre, salue vaguement le receptionniste et me dirige vers l'ascenseur.

J'ouvre la porte de ma suite. Madame Osburn n'est pas là. Je vais directement dans ma salle de bain et me douche rapidement. J'en ressors, une serviette nouée autour de ma taille et me dirige vers mon armoire. J'attrape un jean délavé et un T-shirt blanc à la va vite. Je sèche mes cheveux, me maquille légèrement, personne ne pourra deviner que j'ai passé la nuit sur un sol en pierre au moins..

Je repose mon mascara, il me reste encore quelque chose à régler.. Je retourne au salon, ouvre la porte et m'apprête à sortir dans le couloir mais madame Osburn me fait face.
Mme O - Kimmy ! Que faites-v...
Je lève les yeux au ciel et sans répondre, part frapper à la porte des garçons. La porte de ma suite claque et je m'étonne que la Osburn ne m'ai pas suivie. Je continue de tambourinner mais personne ne m'ouvre. un mauvais préssentiment commence à me tordre l'estomac..
Je retourne dans l'ascenseur, les étages défilent, mes yeux sont clos, je conserve mes larmes. La fatigue, ce putain de préssentiment.. Je débouche dans le Hall et me rue d'une démarche mal-Assurée vers le receptionniste. Mon petit doigt me picote, je le secoue..

Moi - Excusez moi monsieur.
Receptionniste - Oui mademoiselle Lymon ?
Moi - Les Tokio Hotels sont sortis aujourd'hui ?

Il fronce les sourcils..
Receptionniste - Il me semble que...
Il feuillette ses papiers.
Receptionniste - Oui, ils sont partis ce matin...
Moi - Comment ?
Réceptionniste - Messieurs Kaulitz, Shäffer et Listing sont partis ce matin.
Moi - Ah, Ils sont à quel café ?

Le receptionniste me toise, un sourcil relevé.
Receptionniste - Ils sont partis de l'hôtel mademoiselle, Il ne reviennent plus.
Je crois que c'est à cet instant précis que j'ai cru que mon coeur s'arrêtait. Je fermai les yeux, contenant une espèce d'angoisse qui refusait d'admettre une réalité trop lourde...
Moi - ça doit être une erreur ils..
Receptionniste - Il n'y a aucune erreur, Leur Jet les attendais ce matin à 7hoo, ils sont partis aux alentours 6hoo.
Moi - C'est... Non, enfin, voyons. C'est impossible.. Il n'a pas pu partir, Il sait très bien que.. Non, il n'a pas pu je..

Je recule un peu, mon regard s'embue, je secoue la tête de gauche à droite.
Moi - Il n'a pas pu... Non.. Je suis sa petite amie et.. Il.. Il m'aime hein.. Il M'aime je vous dit et..
Le regard du receptionniste change à nouveau, Comme s'il se tenait face à une folle.. Mais je suis, folle. Je suis folle de Lui.. Il n'a pas pu.. non. Je pousse un cri, un cri qui déclanche tout je crois, une avalanche de sanglots, de paroles en l'air, Je Hurle et plaque mes mains sur mes oreilles en glissant sur le sol du hall.

Un homme baraqué vient et me relève, je soupire, je pleure...
Moi - Pourquoi..?
Mon portable vibre. Je me jette dessus.
Moi - Bill ! Je t'en suppl.. Papa ?
Mon père - Kimmy.. Hmpf. Non, ce n'est pas.. Bill. Mais c'est justement à ce sujet qu...

Je ferme les yeux, comme si mon corps tenait le téléphone et que mon âme planait à 2o ooo..
Mon père - La presse en parle partout. Comment as-tu pu ?! Tu sais quelles répercussions cette amourette stupide va avoir comme conséquences sur ma vie professionelle ?!
Amourette stupide.. Dans l'fond.. Mon âme revient à terre, Je soupire sentant qu'il me reste le coup fatal, celui qui m'achevera totalement..
Mon père - Tu as 18 ans Maintenant, Kimmy. Dorénavant je verserais 1ooo euros sur ton compte tous les mois. Appart ce lien-ci, je ne veux plus entendre parler de toi..
Il raccroche... Je crois que là, ouai, , j'ai touché le fond...



ALELUIAAAAAH. Enfin ce chapitre !
Non mais quand je regarde, J'ai honte quoi.
Tant de temps pour vous l'écrire..
Mais là, C'est repartit :-)

Je suis Encore une fois Totalement désolée
Pour vous avoir autant fait attendre..
Sincèrement, ça m'fait Trop honte quoi -.-'

Braaif. J'vous embrasse tous =D


# Posté le mardi 25 décembre 2007 11:38

Modifié le dimanche 13 janvier 2008 15:12

Dix neuvième chapitre :

Dix neuvième chapitre :
9hoo, Je pousse la porte du café. Le Jukebox est branché sur Youngs Folk, Je salut Alan, mon boss qui prend la commande d'un jeune couple et passe dans la réserve. Aujourd'hui est une journée banale, une journée comme toutes celles qui ont suivit mon arrivée en Allemagne.

2o1o. Le temps passe n'est ce pas ? 3 ans que j'habite ici. Mes études sont tombées à l'eau et l'argent que mon père verse sur mon compte me dégoutais tellement que je n'y ai pas touché pendant plusieurs mois. Enfin, Jusqu'à ce que je me retrouve vraiment dans la poisse. J'ai ensuite trouvé ce boulot, je m'entend à merveille avec mon patron et mes deux collègues, Aaron et Sandra sont devenus mes meilleurs amis. Ils savent une bonne partie de ma vie, notamment la période 'Tokio Hotel'.
J'essaie d'oublier. J'essaie et j'y arrive, Presque. Au départ, je ne pouvais pas passer devant une maison de presse sans me mettre à pleurer. Les voir m'était carémment insupportable. Vous me direz, je n'ai pas essayé de les retrouver... Mais seraient-ils partis si ils avaient eut envie que je les retrouve ? Je devais les déranger, gênante et passagère, je devais me réduire à ça à leurs yeux. ça m'a prit du temps pour le comprendre et l'accepter, maintenant que c'est fait, je ne l'efface pas, mais je vis avec. Je respecte ce choix même si mes sentiments en pâtissent.
Au fond je les déteste. Je cultive une haine incroyable pour ce qu'ils m'ont fait, Mais l'amour rend aveugle. Et même si Aaron et Sandra se lassent de me dire qu'ils sont de purs salops, ils ne peuvent pas comprendre qu'au fond de moi je n'y crois pas. Rien que Tom, à la limite.. Nous étions si.. Si proches.

Bref, J'attache mon tablier dans mon dos et rejoins sandra derrière le comptoir.
Sandra - Hey ! Bien dormit ?
Moi - Et toi ?
Sandra - a merveille.
Moi - Non, me dit pas que..
Sandra - Si.. J'arrive pas à lui résister.
Moi - Mais il ..
Sandra - oui je sais, il me prend et il me jette mais justement, Je retourne son petit jeu contre lui même. Maintenant, c'est moi qui le jette.
J'éclate de rire.
Sandra - Parfois ça a du bon d'écouter ses hormones à son coeur. Tu vois, j'ai même plus l'impression de l'aimer. C'est mon gibier.

Cette fois nous éclatons de rire en choeur. Je saisis un torchon et commence à essuyer les verres qu'elle s'activait à laver. Mon regard balaye la salle et tombe sur une des tables dans le coin de la pièce où quelqu'un y est assit. J'observe la silouhette qui nous fait dos. une tenue assez commune, presque effacés, des cheveux blonds dépassant d'une casquette noire vissée sur sa tête, Je l'observe feuilletter tranquillement un journal, jamais nous ne l'avions vu mettre les pieds ici. Dix minutes plus tard, le bruit de quelques pièces lâchées sur la table résonne et la personne se lève et sans se retourner marmonne un au revoir pour ensuite s'en aller.

La journée passe au même rythme que les autres, les habitués viennent, commandent, parlent un peu, repartent. La musique résonne encore et si ça tombe sur une de leur* chansons, Sandra a la présence d'esprit de baisser le son ou changer de Station. Puéril, peut être, Je ne me décide pas à les réentendre jouer, je n'y arrive pas. Il y a quelque jour, j'avais surpris la discussion de deux filles bien connues au bar de par leur fidélité, j'avais alors apprit que le groupe avait décidé de prendre quelques vacances d'une durée indéterminée. Un "ça ne leurs ressemble pas" m'avait échappé et sous les regards curieux des deux jeunes filles je m'étais un peu misérablement rattrapée en prétextant qu'il m'arrivait de lire deux trois trucs sur eux dans les magazines.
Bref, Je parle de les oublier et je ne fais que de disserter sur eux au final. Pourquoi ne pas vous raconter plutôt où j'en suis ? Aaron m'apprend à jouer de la guitare depuis mon arrivée, et Sandra me donne quelques trucs au piano. J'habite actuellement à Berlin, dans un appartement plutôt sympathique. L'argent que me verse mon père et que j'ai finit par accepter remplit mon compte où je place mes économies et le nécessaire pour les factures. Mon boulot au Bar me sert pour faire du shopping, aller à des concerts et profiter de la vie. Pourtant je ne voyage pas des masses. Moi qui rêvait de visiter Paris, ça n'est toujours pas d'actualité. Disons qu'en décomptant Impôts, loyer, nourriture, et autres dépenses, on ne va pas dire que je roule sur l'or, au contraire.
Mais j'ai tout ce qui m'est nécessaire et c'est bien le plus important. J'ai gardé contact avec Tony et Mike qui s'occupent maintenant d'une pseudo petite Star aux caprices fort ennuyeux [ D'après eux ], Tony s'est marié, il a eut une fille dont je suis devenue la marraine mais je ne les ai pas revu depuis la cérémonie. Pourtant on s'appelle souvent, mais leur emploi du temps ne laisse pas trop de temps libre. Garde rapprochée de la starlette oblige.

Je sors du bar au coude de Sandra. Nous saluons notre patron de loin et arpentons les trottoirs de Berlin.
Sandra - Pffiu, J'suis crevée.
Moi - Il revient quand Aaron ?
Sandra - dans la semaine je crois, il a l'air de bien s'amuser avec son cousin.
Moi - Huh, y'en a qui on de la chance U_U
Sandra - Oui, il prend du bon temps pendant qu'on se nique les talons au bar Y_Y
Moi - Bah, en matière de bon temps je pense pas que tu sois la plus à plaindre.
Sandra - Mais toi aussi, Tu te lâche plutôt pas mal >__< !
Moi - Mais toi c'est différent tu t'attaches à un mec qui se fout de ta gueule !
Sandra - Ouai, mais je l'aime cet enfoiré...
Moi - Il ne te mérite pourtant pas.. C'est peut être purement sexuel.
Sandra - Arrête l'Anti-Sentimentaliste !
Moi - Vieille fille dépravée :D
Elle rigole, m'embrasse sur la joue et nous nous séparons au carrefour.
Moi - A demain, vierge éffarouchée :D
Sandra - Dors bien la cochonne ;D
Moi - T'es trop bonne UU'

Je marche un sourire aux lèvres. Ma vie actuelle me plaît, j'aime ma ville, mon appart, mes amis, mon job. Et puis pour ce qui est de l'amour, Bill n'a fait que confirmer mes soupçons de jeunesses. Inexistant. L'amour n'est que le nom que des imbéciles on voulut donner à leur pseudo-sentiments. L'amour, même lorsqu'il vous tombe dessus, ne peut jamais être réciproque, Jamais. Ou une fois sur un million...

Je marche, mon bras serré sur mon sac, cette rue est assez mal fréquentée. Je perçois une respiration, des pas derrière moi et instinctivement j'accélère. J'accélère aux limites de courir. Ma poitrine se soulève sous mon souffle saccadé, j'arrive enfin devant l'imposante porte de mon immeuble, je tape le code à la va vite sans regarder derrière moi, les pas se rapproche et je me trompe de combinaison dans ma confusion. J'entre enfin le code correcte et entre en trombe dans le hall, je tente de refermer la porte mais un pied la bloque. Puis une voix éssouflée..

"Laisse moi... entrer... il faut que... jte parle..."
La surprise m'ôte d'abord tout mes moyens, ma respiration se bloque et je murmure en relâchant la pression exercée sur la porte.
" Gu..Gustav ?"





L'inspiration ne s'explique pas. J'étais à cours.. Et puis je reviens.
Je Vous embrasse tous et m'excuse des attentes que je met entre mes chapitres.
J'ai mon idée sur le déroulement des chose ;-)
Je vous laisse découvrir.
Bisous x) !

# Posté le samedi 09 février 2008 11:40

Modifié le samedi 19 avril 2008 09:59