Douzième Chapitre
___________________
Je rigole, le taxi s'arrête. J'ouvre ma portière et descend du véhicule pour me poster en face d'un grand immeuble d'une cinquantaine d'étages aux vitres teintées. Un immeuble imposant et visiblement bien gardé par quelques gardes postés devant la grande porte de l'entrée, précédée d'un petit escalier couvert d'un tapis rouge.
Tom : Si mademoiselle a l'obligeance de me suivre...
Il me tend sa main en effectuant une pirouette. Je le gratifie d'un grand sourire et la saisie.
Moi : C'est demandé si poliment...
Il me fait un clin d'½il et m'entraîne jusqu'à l'entrée. Les gardes qui, visiblement, connaissaient déjà Tom, nous laissèrent entrer sans problèmes. Nous pénétrions dans l'établissement et arrivâmes dans un très grand hall d'entrée. Un grand par terre en carrelage nacré - identique a celui de notre hôtel – et un grand escalier menant à une rangée d'ascenseur me laissèrent bouche bée.
Moi : Haheum... Tom ?
Tom ne m'écoutait pas, il parlait avec l'hôtesse d'acceuil qui buvait littéralement les paroles du dreadé.
Tom : ... Hé oui, c'est pas facile tous les jours mais...
Moi : Tom !
Tom : ah oui Heum. David Jost est dans son bureau ?
La secrétaire reprit ses esprits, arrêtant de baver quelques instants pour taper quelque chose sur le clavier de son ordinateur. Elle releva la tête avec les mêmes yeux pétillants vers Tom.
Secrétaire : Oui, étage 48.
Tom : Merci... ?
Secrétaire : Viviane ! Je m'appelle Viviane !
Tom : Enchanté... Viviane...
Il accompagna ses paroles d'un clin d'½il et un petit sourire à la James bond. Je lui glissa un coup de coude et le tira jusqu'aux ascenseur.
Moi : Nan mais je rêve !
Il secoua son bras que j'avais vivement tiré.
Tom : Viviane...
Il leva les yeux au ciel, je soupirai et appela l'ascenseur.
Moi : Bon, tu m'explique ?
Tom : Oui. Je t'emmenais juste dans nos studios.
Moi : Studios ?
Tom : Bah oui, Notre groupe travaille avec cette boîte, ils nous aident a...
Les portes s'ouvrirent, on entra dans l'ascenseur.
Tom : Je disais... Ils nous aident a percer en Amérique, ils s'occupent des disques, tout ça.
Moi : Et... En quoi ça me regarde ?
Tom : Je te signale que des centaines de milliers de personnes voudraient être à ta place jeune fille.
Je soupirai.
Moi : Et tu es qui au juste ?
Tom : Euh Kim... Moi C'est Tom, Tu sais, Tom, celui qui t'as rattrapée quand tu allais saut...
Moi : Ok d'accord. Je reformule ma question. Que fais-tu dans le groupe qui –je devine- est celui de ton frère.
Tom : A vrai dire, Bill est chanteur, je suis guitariste, mais on est pas tout seuls. Y'a aussi Gustav et puis Georg. Gustav s'entend un peu moins bien avec Bill.
Moi : Gustav et Georg... C'est le blondinet avec la casquette et le Grand brun Babylissé ?
Tom : voila...
Moi : Et pourquoi...
Les portes venaient de s'ouvrir, nous sortions de l'ascenseur.
Moi : Pourquoi Bill et Gustav s'entendent un peu moins bien ?
Tom : Oh, Trois fois rien, mais on fait en sorte que ça n'explose pas trop. Gustav dit que Bill fait sa diva. Bill trouve que Gustav est un simplet sans opinion valable.
Moi : J'pense surtout que Bill est véxé.
Tom : Bill a un très grand égo.
Moi : Je veux bien le croire...
Il me jeta un regard désolé que j'ignorai puis nous guida vers une grande porte opaque. La porte s'ouvrit sur un homme d'une vingtaine d'année.
Homme : Hey Tom ! How are you ?
Tom : I'm fine ! I present you my friend, Kim.
J'étouffai un pouffement en entendant l'accent de Tom avec qui je parlais, jusqu'alors, essentiellement en allemand..
Moi : Enchantée, je suis Kim.
L'homme me serra la main en fixant Tom d'un regard lourd de sens.
Moi : Euh.. Nous ne sommes pas ensemble !
Le regard du monsieur s'illumina. Il laissa place a un immense sourire et nous fit signe de le suivre à l'intérieur.
Tom : Salut david, voici Kim, Kim, je te présente David Jost, notre manageur.
Un mec d'une trentaine d'année, très séduisant, me tendit sa main en articulant dans un anglais presque parfait une petite phrase de salut.
Tom : Elle parle Allemand, te casse pas la tête avec ton Anglais de merde.
David : Hey Jeune homme, contrôle ton vocabulaire en présence des filles...
Tom : M'ouai...
Il fit mine de bouder, je rigolai.
Moi : Et puis tu peux parler tom, mais ton accent est pas mal non plus dans le genre comique...
David : Je compatis Tom... Je compatis...
Tom : Rhan sa va lachez-moi bande de ploucs.
Cette fois, David m'accompagna dans mon fou rire puis il me proposa de prendre place dans un fauteuil. La pièce était très éclairée, une baie vitrée faisait tout le long du mur, nous laissant une vue imprenable sur New York.
David : tu viens d'où alors ?
Il venait de s'asseoir à côté de moi en me tendant un coca que je refusais gentiment.
Moi : Los Angeles.
David : L.A ? Whouw, La classe !
Je ne pu m'empêcher d'afficher un grand sourire, j'adorais les différentes réactions des gens quand tu leur dis où tu habites. Je croisa mes jambes en continuant de discuter.
Moi : oui, Mais je suis souvent en déplacement...
David : et tu travailles dans quoi ?
Moi : Et bien j'en suis encore qu'au stade des études mais...
David : Hopopop... Attend, tu as quel âge ?
Moi : 17
Il resta bouche bé, pendant un instant, je cru même que sa mâchoire allait se décrocher. Il perdu un peu d'assurance mais se reprit rapidement.
David : ça alors ! J'aurais juré que tu en avais 20.
Je souria, ne sachant plus vraiment trop où me mettre. Même en étant habituée a ce que l'on me prenne pour plus vieille que je ne suis, a cet instant même, devant la mine séduisante et le charme de David, je regrettait de n'être encore que mineur.
David : Et a quand les 18 ans... ?
Moi : Deux semaines...
Je rêve où une lueur d'espoir a ravivé son visage ? Je laissa un sourire se poser à nouveau sur mes lèvres, sans oser rompre le silence lorsqu'une voix nous sortit de nos songes et de nos regards dévorateurs.
Tom : J'voudrais pas déranger mais, on a de la visite...
Il me lança un lourd regard, je me redressa.
Bill : Salut tout le mon... Kim ?!
Une grimace se posa sur son visage.
Moi : B...Bill. J'allais justement part...
Tom : Kim venait assister à nos répet'. N'est ce pas Kim ?
Il appuya ses derniers mots, aucun son ne pouvait sortir de ma bouche. Le regard charbonneux de Bill plongé dans le mien me déstabilisait complètement. Je hocha la tête et me rasseyai. Le chanteur me lança un regard intérrogateur que je ne soutenu même pas.
David : Tom, tu viens m'aider a faire du café ? On a une grosse après midi là.
Tom : ok.
Il allèrent dans la pièce à coté, me laissant seule avec Bill et l'homme qui nous avait ouvert la porte.
Bill : Alors... Quoi de neuf ?
Je réattéris sur terre et le toisa du regard.
Moi : Rien.
Je n'étais pas là pour faire la discussion, à la base, je n'étais même pas sensée le rencontrer. Je voulais l'éviter, le plus possible...
Bill : ah.
Un silence gêné se posa. Merde. Oh et puis après tout, c'est lui le con. C'est lui l'enfoiré. Point barre.
Moi : Je vais voir si tout se passe... Bien.
Je me leva pour aller en direction de la cuisine mais, à peine la main posée sur la poignée, je saisit une discussion qui me poussa à rebrousser chemin.
David : Non mais sérieux, elle est canon !
Tom : ça c'est sûr... Mais je crois que Bill a déjà une touche.
David : M'ouai... On verra bien, dans deux semaines...
Tom : C'est ça...
Des éclats de rires, je venais de me rassoire face à Bill et me relève aussitôt pour me diriger vers la sortie.
Bill : Tu pars ?!
Moi : A vrai dire, je vois pas trop ce que je fais ici...
Je sais pas si je m'attendais a ce qu'il me rattrape, à ce qu'il m'empêche de partir, mais une chose est certaine, j'ai eut un pincement au c½ur lorsqu'il a répondu.
Bill : En fait, je vois pas tellement non plus ce que tu fous ici.
____________________
Milles Et Quatre cent quatre vingt trois Désolés.
Avec la rentrée, mes coupures fréquentes à internet et toutes les autres merdes possibles
et réalisables, Je n'ai écrit aucune suite depuis un mois voir même plus.
J'espère que ce chapitre ne vous aura pas trop déçu,
Je vous fait de Gros Bisous
et encore désolé de l'attente x)